textes

les nouvelles à chute

Lucien et sa chute vertigineuse vers le monde ….. textes  doc Lucien

« Lucien était douillettement recroquevillé sur lui-même. C’était une position qu’il lui plaisait de prendre. Il ne s’était jamais senti aussi détendu, heureux. Tout son corps était au repos et lui semblait léger. Une plume, un soupir, comme une inexistence. C’était comme s’il flottait dans l’air ou peut-être dans l’eau. Il n’avait absorbé aucune drogue, usé d’aucun artifice pour accéder à cette plénitude. »

Buzzati et son « charmant Dolfi » …doc Dolfi, petit enfant sage …

« Les autres enfants jouaient habituellement à la guerre et ce jour-là aussi. Dolfi avait tenté une fois de se joindre à eux, mais aussitôt ils l’avaient appelé Laitue et s’étaient mis à rire. Ils étaient presque tous blonds, lui au contraire était brun, avec une petite mèche qui lui retombait sur le front en virgule. Les autres avaient de bonnes grosses jambes, lui au contraire avait de vraies flûtes maigres et grêles. Les autres couraient et sautaient comme des lapins, lui, avec sa meilleure volonté, ne réussissait pas à les suivre. Ils avaient des fusils, des sabres, des frondes, des arcs, des sarbacanes, des casques. Le fils de l’ingénieur Weiss avait même une cuirasse brillante comme celle des hussards. Les autres, qui avaient pourtant le même âge que lui, connaissaient une quantité de gros mots très énergiques et il n’osait pas les ré p éter. Ils étaient forts et lui si faible. »

Angèle et la mort … aux rats ? … doc Angèle et la mort

« Mais alors Angèle savait. Elle ne disait rien. Peu à peu elle s’était habituée. Sans même avoir eu à y réfléchir, elle avait décidé de ne jamais en parler à Baptiste, ni à personne. C’était sa dignité. Cela avait duré jusqu’à ce que Baptiste tombe malade pour ne plus jamais se relever. Cela avait duré près de vingt ans. Son seul regret, disait-elle parfois, était de n’avoir pas eu d’enfants. Elle ne mentait pas. Encore une raison de détester
la Germaine Richard d’ailleurs, car elle, elle avait un fils, né peu de temps après la mort de son père; Edmond Richard, un colosse aux yeux et aux cheveux noirs avait été emporté en quelques semaines par un mal terrible, dont personne n’avait jamais rien su. Le fils Richard, on ne le connaissait pas à Sainte-Croix. Il avait été élevé par une tante, à Angers. Un jour cependant, c’était juste avant que Baptiste ne tombe malade, il était venu voir sa mère
. »

La Grande Guerre et ses mots

 Edmond Tondelier et so n carnet de guerre doc un carnet de guerre

26 mars – Je fais une conférence aux sous-officiers sur l’expansion de l’Angleterre. Dans le cantonnement, on commente bruyamment les mesures prises et les sanctions d’hier. J’assiste à des conversations suggestives. J’ai eu hier avec le chef Travers un entretien dans lequel j’ai essayé de lui expliquer l’état d’esprit des sous-officiers ; ai-je réussi à lui démontrer qu’il y avait plus de défiance que d’animosité ? Certainement, il y aura des froissements plus pénibles et des faits regrettables si cet état d’esprit persiste. Trois sous-officiers ont demandé leur déplacement. Deux ont réussi. Cela sera commenté et apprécié par le chef du dépôt. Les journaux n’apportent aucun fait qui soit de nature à justifier l’espoir d’une libération prochaine de Lille. Le sixième mois tire à sa fin. Comment vont-ils  là-bas ? Comment vivent-ils ? 

autres textes, autre vision … doc autres écrits

les carnets de guerre d’Adrien OUVRIER … doc carnets d’Adrien

le journal de Germaine … doc le journal d’une adolescente de 14 ans

PARLER DE SOI, ECRIRE SUR SOI

Michel LEIRIS L’Age de l’homme 

Je viens d’avoir trente-quatre ans, la moitié de la vie. Au physique, je suis de taille moyenne, plutôt petit. J’ai des cheveux châtains coupés court afin d’éviter qu’ils ondulent, par crainte aussi que ne se développe une calvitie menaçante. Autant que je puisse en juger, les traits caractéristiques de ma physionomie sont: une nuque très droite, tombant verticalement comme une muraille ou une falaise (…); un front développé, plutôt bossué, aux veines temporales exagérément noueuses et saillantes (…).    

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Les Frères Corses d’Alexandre DUMAS

Vers le commencement du mois de mars de l’année 1841, je voyageais en Corse.   Rien de plus pittoresque et de plus commode qu’un voyage en Corse : on s’embarque à Toulon ; en vingt heures, on est à Ajaccio, ou, en vingt-quatre heures à Bastia. Là, on achète ou on loue un cheval : si on le loue, on en est quitte pour cinq francs par jour ; si on l’achète, pour cent cinquante francs une fois payés. 

De temps en temps quand on s’arrête pour visiter un vieux château bâti par quelque seigneur, héros et chef d’une tradition féodale, pour dessiner une vieille tour élevée par les Génois, le cheval tond une touffe d’herbe, écorce un arbre ou lèche une roche couverte de mousse, et tout est dit. affiche du film 

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